3.4Suivi de l'avancement (achevé, réalisé)
L'essentiel en 30 secondes
- On met à jour régulièrement l'état réel : % achevé, travail réel/restant et dates réelles, via la table Suivi ou les boutons d'avancement.
- Le Gantt de suivi superpose barres réelles et barres de référence : les écarts (retard, dépassement) sautent aux yeux.
- Préférer le travail réel au % achevé subjectif ; un suivi régulier distingue un planning décoratif d'un outil de pilotage.
Mini-cas filé — Meriem tient son point d'avancement hebdomadaire
Meriem, cheffe de projet BTP à Alger, a lancé le chantier et basculé en suivi. Chaque vendredi, elle ouvre la table Suivi et met à jour l'état réel : le % achevé, mais surtout le travail réel (heures passées), le travail restant réestimé et les dates réelles. Elle sait qu'un simple « je dirais 60 % » est subjectif : pour les tâches coûteuses, elle préfère saisir le travail réel. Ensuite, elle bascule sur le Gantt de suivi, où les barres réelles se superposent aux barres de référence : un retard sur une tâche critique se voit immédiatement. Elle note le réflexe : fixer un jour de point d'avancement récurrent, et préférer le réel au subjectif.
Cas autonome de cette section : il revient dans le cours, le schéma, le script et le défi 48h de la section 3.4.
1. Mettre à jour l'état réel
Le projet démarre : place au suivi de l'avancement. Régulièrement, Meriem met à jour l'état réel : le % achevé, le travail réel (heures passées), le travail restant et les dates réelles. La saisie se fait via la table Suivi ou les boutons d'avancement (0 %, 25 %, 50 %, 75 %, 100 %).
2. Comparer au prévu
L'intérêt du suivi : comparer en continu le réalisé à la référence. Le Gantt de suivi superpose les barres réelles et les barres de référence ; les écarts — retard ou dépassement — deviennent visibles d'un coup d'œil. C'est là que la baseline posée en 3.3 prend tout son sens.
3. La régularité fait la différence
Un planning mis à jour une fois puis abandonné devient vite faux. Un rythme régulier (souvent hebdomadaire) détecte les dérives tôt. Meriem sait aussi que le % achevé seul est subjectif : une tâche « à 90 % » depuis trois semaines cache souvent un problème que le suivi du travail réel aurait révélé.
🔎 Exemple concret — 🔎 Exemple concret — Réel plutôt que % subjectif
Meriem compare deux façons de suivre une tâche de coffrage :
% acheve seul : rapide mais subjectif (« je dirais 60 % »).
Travail reel + restant reestime : precis, alimente couts et valeur acquise.
-> une tache « a 90 % » depuis 3 semaines cache un probleme.
Lecture : le travail réel révèle les blocages que le % masque.
Leçon : un suivi régulier garde le planning fidèle à la réalité.
Vocabulaire de la section
- % achevé
- Pourcentage d'avancement d'une tâche (estimé ou basé sur le travail réalisé).
Exemple simple : Meriem marque une tâche à 50 %.
Ce que ce n'est pas : le nombre d'heures réellement consommées.
Réflexe : avancement rapide → % achevé.
- Travail réel
- Heures ou jours effectivement consommés sur une tâche.
Exemple simple : Meriem saisit 36 heures passées sur la tâche de coffrage.
Ce que ce n'est pas : le travail prévu au planning initial.
Réflexe : préciser les coûts → travail réel.
- Dates réelles
- Dates de début et de fin effectives d'une tâche, saisies au fil du suivi.
Exemple simple : Meriem note que la tâche a réellement commencé lundi.
Ce que ce n'est pas : les dates prévues dans la baseline.
Réflexe : ce qui s'est passé → dates réelles.
- Table Suivi
- Jeu de colonnes dédié à la saisie de l'avancement (% achevé, travail, dates réelles).
Exemple simple : Meriem y saisit l'avancement de chaque tâche.
Ce que ce n'est pas : une table de coûts figée.
Réflexe : saisir l'avancement → table Suivi.
- Gantt de suivi
- Affichage superposant barres réelles et barres de référence pour visualiser les écarts.
Exemple simple : Meriem y voit d'un coup d'œil la tâche en retard.
Ce que ce n'est pas : un simple diagramme sans référence.
Réflexe : voir les écarts → Gantt de suivi.
En pratique — En pratique — Mettre à jour l'avancement
- Ouvrez la table Suivi (Affichage > Tables > Suivi) et fixez un rythme régulier, comme Meriem.
- Pour chaque tâche avancée, saisissez le % achevé, ou mieux le travail réel et les dates réelles.
- Basculez sur le Gantt de suivi pour comparer barres réelles et barres de référence.
- Repérez les écarts (retard, dépassement) et vérifiez si la date de fin ou le budget glissent.
Script pas-à-pas — tenir un point d'avancement comme Meriem (4 min)
1) Ouvrez la table Suivi et fixez un jour de point d'avancement récurrent. 2) Pour chaque tâche avancée, saisissez le % achevé ou, mieux, le travail réel et les dates réelles. 3) Basculez sur le Gantt de suivi pour superposer réel et référence. 4) Repérez les écarts et leur impact sur la fin ou le budget. 5) Décidez de l'action si un écart menace les objectifs.
Gardez ce rythme : un planning mis à jour une seule fois puis abandonné devient vite faux.
Modèle copier-coller — ma fiche suivi
Rythme : point d'avancement recurrent (ex. hebdomadaire)
Saisir : % acheve, travail reel, travail restant, dates reelles
Preferer : travail reel (precis) plutot que % acheve seul (subjectif)
Comparer : Gantt de suivi -> barres reelles vs barres de reference
Regle : un planning jamais mis a jour est decoratif
Un point hebdomadaire
Meriem met à jour chaque vendredi : les dérives se détectent tôt.
Une tâche qui stagne
Une tâche « à 90 % » depuis trois semaines : le travail réel révèle un blocage.
Un écart visible
Le Gantt de suivi montre une barre réelle au-delà de la référence : Meriem analyse le retard.
Un budget qui glisse
Le travail réel dépasse le prévu : Meriem alerte avant que le coût ne dérape.
✓ Bonnes pratiques
- Mettre à jour à un rythme régulier (ex. hebdomadaire).
- Préférer le travail réel au % achevé subjectif.
- Analyser les écarts sur le Gantt de suivi.
✗ Pièges fréquents
- Faire un planning décoratif jamais mis à jour.
- Se fier au seul % achevé (tâche « à 90 % » qui stagne).
- Mettre à jour rarement (dérives détectées trop tard).
Points clés à retenir
- On met à jour régulièrement % achevé, travail réel/restant et dates réelles.
- La saisie se fait via la table Suivi ou les boutons d'avancement.
- Le Gantt de suivi superpose réel et référence : les écarts deviennent visibles.
- Mettre à jour transforme le planning en véritable outil de pilotage.
Défi 48h — appliquez demain
Comme Meriem, ouvrez la table Suivi d'un projet et fixez un jour de point d'avancement. Saisissez pour deux ou trois tâches le travail réel et les dates réelles, puis basculez sur le Gantt de suivi pour comparer barres réelles et barres de référence. Écrivez en une phrase l'écart le plus marquant et son impact possible sur la date de fin ou le budget.
- Je peux expliquer comment mettre à jour l'avancement réel.
- Je compare le réalisé à la référence dans le Gantt de suivi.
- Je sais préférer le travail réel au % achevé subjectif.
Questions fréquentes
Faut-il saisir le % achevé ou le travail réel ?
Cela dépend de la précision voulue. Le % achevé est rapide mais subjectif ; le travail réel (heures passées) plus le travail restant réestimé est bien plus précis et alimente correctement les coûts. Dès qu'on suit un budget, on préfère le travail réel. Le piège du % seul : une tâche « à 90 % » depuis trois semaines cache souvent un problème.
À quelle fréquence mettre à jour l'avancement ?
Un rythme régulier vaut mieux qu'une mise à jour parfaite mais rare. Pour la plupart des projets, une actualisation hebdomadaire est un bon compromis : assez fréquente pour détecter les dérives tôt, assez espacée pour rester tenable. Sur des phases critiques, on peut passer au quotidien. L'essentiel est la régularité.
Que compare le Gantt de suivi ?