3.3Planification de référence (baseline)
L'essentiel en 30 secondes
- La planification de référence (baseline) est une photographie du projet prévu : dates, durées, travail et coûts figés.
- Elle se définit au bon moment — planning validé, avant le démarrage — via Projet > Définir la planification de référence, et ne se réécrase pas à la légère.
- Sans référence, aucun écart mesurable : on ne sait pas si l'on est en avance ou en retard ; on peut conserver plusieurs références (jusqu'à 11).
Mini-cas filé — Meriem fige le planning validé
Meriem, cheffe de projet BTP à Alger, vient de finaliser et valider le planning d'un nouveau chantier : tâches, liens, ressources et coûts sont prêts. Avant le démarrage, elle enregistre une planification de référence (baseline) via Projet > Définir la planification de référence. Désormais, les valeurs prévues sont figées dans des champs « de référence », distincts des valeurs courantes qui évolueront avec le réalisé. Meriem sait que sans cette photo, elle ne pourrait ni mesurer un retard ni détecter un dépassement. Elle note le réflexe : poser la baseline sur un planning validé, et ne pas la réécraser à chaque ajustement.
Cas autonome de cette section : il revient dans le cours, le schéma, le script et le défi 48h de la section 3.3.
1. La photographie du prévu
Une fois le planning finalisé et validé, on enregistre une planification de référence (baseline) : une photographie du projet « tel que prévu » — dates, durées, travail et coûts. C'est l'étape charnière qui fait passer de la planification au suivi. Sans elle, Meriem n'a rien à quoi comparer le réalisé.
2. L'enregistrer au bon moment
On l'enregistre via Projet > Définir la planification de référence. Project fige les valeurs prévues dans des champs « de référence », séparés des valeurs courantes qui évolueront. On peut conserver plusieurs références (jusqu'à 11) pour tracer les révisions majeures. Meriem la pose au bon moment : planning validé, avant le démarrage.
3. Prévu vs réel
La baseline est le contrat que l'on va suivre. Le courant/réel évolue à chaque mise à jour ; la référence reste immuable. Le suivi compare les deux et produit les écarts (retard, dépassement). Ne pas poser de baseline ou la réécraser revient à perdre la mémoire du prévu.
🔎 Exemple concret — 🔎 Exemple concret — Prévu vs réel
Meriem regarde deux jeux de valeurs cohabiter après la baseline :
Reference : le prevu gele le jour du lancement (immuable).
Courant/reel : ce qui se passe, evolue a chaque mise a jour.
-> le suivi compare les deux et produit les ecarts (retard, depassement).
Lecture : la référence ne bouge pas ; c'est le réel qui évolue.
Leçon : sans référence figée, aucun écart n'est mesurable.
Vocabulaire de la section
- Planification de référence (baseline)
- Photographie du projet prévu (dates, durées, travail, coûts) servant de base de comparaison au suivi.
Exemple simple : Meriem l'enregistre sur le planning validé d'un chantier.
Ce que ce n'est pas : un planning improvisé sans valeur de référence.
Réflexe : comparer le réel → une baseline.
- Champs de référence
- Valeurs figées lors de la baseline (Début/Fin/Travail/Coût de référence), distinctes des valeurs courantes.
Exemple simple : La date de fin de référence reste intacte tandis que la fin réelle glisse.
Ce que ce n'est pas : la valeur courante qui change à chaque mise à jour.
Réflexe : valeur figée du prévu → champ de référence.
- Valeur courante
- Valeur actuelle d'un champ, qui évolue avec le réalisé.
Exemple simple : La date de fin courante s'allonge après un aléa.
Ce que ce n'est pas : la valeur de référence gelée au lancement.
Réflexe : ce qui vit → valeur courante.
- Écart (variance)
- Différence entre la valeur courante/réelle et la référence (retard, dépassement de coût…).
Exemple simple : Meriem constate 5 jours de retard sur la référence.
Ce que ce n'est pas : une comparaison impossible faute de référence.
Réflexe : mesurer la dérive → l'écart.
- Références multiples
- Possibilité d'enregistrer plusieurs baselines (jusqu'à 11) pour tracer les révisions successives.
Exemple simple : Meriem ajoute une référence après un avenant majeur.
Ce que ce n'est pas : réécraser l'unique référence à chaque ajustement.
Réflexe : tracer une révision → une nouvelle référence.
En pratique — En pratique — Enregistrer une planification de référence
- Finalisez et validez votre planning (tâches, liens, ressources, coûts) — la baseline fige cet état, comme le fait Meriem.
- Enregistrez la référence : Projet > Définir la planification de référence (pour tout le projet).
- Affichez une table ou un Gantt de suivi montrant les barres de référence sous les barres courantes.
- Notez que vous pouvez conserver plusieurs références pour tracer les révisions majeures.
Script pas-à-pas — poser la baseline comme Meriem (3 min)
1) Vérifiez que le planning est finalisé et validé. 2) Choisissez Projet > Définir la planification de référence. 3) Enregistrez-la pour l'ensemble du projet, avant le démarrage. 4) Affichez une table ou un Gantt de suivi montrant la référence sous le courant. 5) En cas de re-planification majeure, enregistrez une nouvelle référence sans écraser l'ancienne.
Gardez ce repère : la baseline est le « prévu » gelé — on ne la réécrase pas à chaque petit ajustement.
Modèle copier-coller — ma fiche baseline
Baseline : photographie du prevu (dates, durees, travail, couts)
Champs ref : figes, distincts des valeurs courantes
Quand : planning finalise et valide, AVANT le demarrage
Ecart : courant/reel - reference (retard, depassement)
Regle : ne pas reecraser la baseline a chaque ajustement
Un planning validé
Meriem enregistre une baseline juste avant le démarrage : le prévu est gelé.
Un petit ajustement
Meriem ne réécrase pas la référence : elle laisse l'écart se mesurer normalement.
Un avenant majeur
Meriem enregistre une nouvelle référence tout en conservant l'ancienne pour tracer la révision.
Un suivi sans référence
Sans baseline, Meriem ne peut ni mesurer un retard ni détecter un dépassement : elle en pose une.
✓ Bonnes pratiques
- Poser la baseline sur un planning validé, avant démarrage.
- Conserver la référence : le prévu ne doit pas bouger.
- Enregistrer une nouvelle référence (sans écraser) en cas de re-planification majeure.
✗ Pièges fréquents
- Ne pas poser de référence (aucun écart mesurable).
- La définir trop tôt (prévu peu fiable) ou trop tard.
- Réécraser la baseline à chaque petit ajustement.
Points clés à retenir
- La baseline est une photographie du projet prévu (dates, durées, travail, coûts).
- Elle fige des champs « de référence » distincts des valeurs courantes.
- Elle se définit au bon moment et ne se réécrase pas à la légère.
- Sans référence, aucun suivi d'écart possible.
Défi 48h — appliquez demain
Comme Meriem, prenez un planning validé et enregistrez-en une planification de référence (Projet > Définir la planification de référence). Affichez ensuite une table ou un Gantt de suivi montrant la référence sous le courant. Écrivez en une phrase pourquoi vous ne réécraserez pas cette baseline à chaque ajustement, et ce qu'elle vous permettra de mesurer.
- Je peux expliquer ce qu'est une planification de référence.
- Je sais quand et comment l'enregistrer.
- Je comprends qu'elle permet de mesurer les écarts (retard, dépassement).
Questions fréquentes
Quand faut-il enregistrer la planification de référence ?
Au moment où le planning est finalisé et validé, juste avant le démarrage. Trop tôt, on fige un prévu peu fiable ; trop tard, on perd les premières semaines de suivi. Une fois posée, on la conserve : en cas de re-planification majeure, on ajoute une nouvelle référence sans écraser l'ancienne.
Quelle différence entre la référence et le planning réel ?
La référence est le prévu figé (ce qu'on s'était engagé à faire, gelé au lancement). Le réel, ou courant, évolue à chaque mise à jour. Project conserve les deux en parallèle, et le suivi compare les deux pour produire les écarts qui pilotent le projet.
À quoi sert la planification de référence (baseline) ?