2.4 · Dépannage réseau (ping, ipconfig, traceroute)

Niveau 2 · Intermédiaire : réseaux & connectivité

2.4Dépannage réseau (ping, ipconfig, traceroute)

Objectif : Diagnostiquer une panne de connectivité avec ipconfig, ping et tracert, en allant du plus proche au plus lointain.
Temps estimé : 13 min · lecture autonome · Si vous n'avez que 5 min : lisez « L'essentiel en 30s » + le schéma.

L'essentiel en 30 secondes

  • ipconfig montre la configuration locale (adresse, masque, passerelle, DNS) : si elle est anormale (169.254), on corrige ici avant d'aller plus loin.
  • ping teste si une cible répond, de la passerelle à une adresse externe puis à un nom : chaque test confirme un maillon.
  • tracert suit le chemin saut par saut et révèle où le trajet se coupe ; un ping échoué n'est qu'un indice, car l'ICMP peut être filtré.

Mini-cas filé — Sofiane mène la séquence de diagnostic

Sofiane, technicien support de niveau 1 dans une PME de distribution à Alger, reçoit un « plus d'Internet » à la comptabilité. Il applique la méthode du plus proche au plus lointain : ipconfig montre une config saine (192.168.1.23, passerelle 192.168.1.1) ; ping 192.168.1.1 répond (le réseau local est joignable) ; mais ping 8.8.8.8 tombe en « délai dépassé ». Il en déduit que la panne est en amont de la passerelle (box, ligne ou FAI). Il lance tracert pour situer le saut qui bloque, puis remonte l'information au niveau 2 en joignant ses relevés. Il note le réflexe : toujours noter les résultats à chaque étape.

Cas autonome de cette section : il revient dans le cours, le schéma, le script et le défi 48h de la section 2.4.

1. ipconfig — ma configuration locale

ipconfig affiche l'adresse IP, le masque, la passerelle et les serveurs DNS de la machine. Si cette configuration est absente ou anormale (169.254), le problème est ici : inutile d'aller plus loin avant de le corriger. C'est le premier maillon que Sofiane contrôle.

2. ping — est-ce que ça répond ?

ping teste si une cible répond. On ping d'abord la passerelle (le réseau local est-il joignable ?), puis une adresse externe (Internet est-il joignable ?), puis un nom (le DNS fonctionne-t-il ?). Chaque test confirme un maillon de la chaîne.

3. tracert — le chemin, saut par saut

tracert (traceroute) montre la route empruntée pour atteindre une destination, étape par étape. Il révèle où le trajet s'interrompt : chez vous, chez le fournisseur, ou au-delà. En procédant dans l'ordre (ipconfig → passerelle → IP externe → nom → tracert), on sait toujours jusqu'où la connectivité fonctionne — et donc où se situe la panne.

Erreur d'interprétation fréquente : « Un ping échoué veut forcément dire que la machine est en panne ; on peut tester au hasard sans commencer par ipconfig ; et si le nom ne répond pas, c'est que le serveur est mort ». Non, triple erreur. Beaucoup de serveurs et de pare-feux ignorent le ping (ICMP) : un ping KO est un indice, pas un verdict. On commence toujours par ipconfig (« du plus proche au plus lointain »), jamais au hasard. Et un échec par nom mais pas par IP désigne le DNS, pas un serveur en panne. Sofiane note chaque résultat avant d'aller plus loin.
Diagnostiquer du plus proche au plus lointain Chaque étape confirme un maillon : ma config, mon réseau local, Internet, la résolution de noms, puis le chemin. ipconfig ma configping passerelleping Internetping un nom (DNS)tracert (le chemin)
Chaque étape confirme un maillon : ma config, mon réseau local, Internet, la résolution de noms, puis le chemin.
Version texte du schéma (SEO / lecteurs d'écran / traduction) : 1) Sofiane, technicien support dans une PME de distribution à Alger, apprend trois commandes : ipconfig (la configuration locale), ping (une cible répond-elle ?) et tracert (le chemin saut par saut). 2) Il applique la méthode du plus proche au plus lointain : ipconfig pour valider la config, ping de la passerelle pour le réseau local, ping d'une adresse externe pour Internet, ping d'un nom pour le DNS, puis tracert pour situer où le chemin se coupe. 3) Face à un « plus d'Internet », il obtient une config saine et une passerelle qui répond, mais 8.8.8.8 en délai dépassé : la panne est en amont de la passerelle (box/ligne/FAI). Leçon : une séquence ordonnée localise la panne plutôt que de la chercher au hasard, et un ping échoué reste un indice car l'ICMP peut être filtré.

🔎 Exemple concret — 🔎 Exemple concret — Une séquence de diagnostic

Sur un « plus d'Internet », Sofiane déroule la séquence :

> ipconfig            -  192.168.1.23  (config OK)
> ping 192.168.1.1    -  reponse (passerelle OK)
> ping 8.8.8.8        -  delai depasse  <- ca coince ici

Lecture   : config + reseau local sains, Internet injoignable
Diagnostic: panne en amont de la passerelle (box/ligne/FAI)

Lecture : la configuration et le réseau local sont sains, mais Internet est injoignable.

Leçon : le problème est en amont de la passerelle ; tracert précisera à quel saut ça bloque.

Vocabulaire de la section

ipconfig
Affiche la configuration IP locale : adresse, masque, passerelle et serveurs DNS.

Exemple simple : Sofiane lit 192.168.1.23 en premier réflexe de dépannage.

Ce que ce n'est pas : une commande qui teste si une cible répond.

Réflexe : voir ma config → ipconfig.

ping
Teste si une cible répond sur le réseau.

Exemple simple : Sofiane pingue la passerelle puis une adresse externe.

Ce que ce n'est pas : la commande qui suit le chemin saut par saut.

Réflexe : ça répond ? → ping.

tracert / traceroute
Montre le chemin saut par saut vers une destination et l'endroit où il s'arrête.

Exemple simple : Sofiane lance tracert pour situer le saut qui bloque.

Ce que ce n'est pas : la commande qui affiche la configuration locale.

Réflexe : où ça se coupe → tracert.

Ping de la passerelle
Test qui confirme que le réseau local est joignable avant de viser plus loin.

Exemple simple : La passerelle 192.168.1.1 répond : le LAN est sain.

Ce que ce n'est pas : un test sur un serveur distant hors du réseau local.

Réflexe : réseau local OK ? → ping passerelle.

Méthode proche→lointain
Diagnostiquer du poste local vers le réseau distant, étape par étape.

Exemple simple : Sofiane suit l'ordre ipconfig, passerelle, IP externe, nom, tracert.

Ce que ce n'est pas : tester des serveurs au hasard sans ordre.

Réflexe : du proche au lointain, toujours.

En pratique — En pratique — Localiser la panne du local au distant

  1. ipconfig : confirmez une configuration saine (adresse, masque, passerelle, DNS), comme Sofiane.
  2. ping la passerelle (réseau local), puis une IP externe (Internet), puis un nom (DNS).
  3. Déduisez où la panne se situe : config, LAN, Internet ou DNS.
  4. Si un service distant reste injoignable, lancez tracert pour voir où le chemin se coupe.
Vous localisez une panne avec une séquence ordonnée plutôt qu'au hasard.

Script pas-à-pas — la séquence de diagnostic de Sofiane (5 min)

1) ipconfig : vérifiez adresse, masque, passerelle et DNS. 2) ping la passerelle (ex. 192.168.1.1) : le réseau local est-il joignable ? 3) ping une IP externe (ex. 8.8.8.8) : Internet est-il joignable ? 4) ping un nom (ex. example.com) : le DNS fonctionne-t-il ? 5) Si un service distant reste injoignable, tracert pour situer le saut qui bloque. Notez chaque résultat.

Un ping échoué reste un indice, pas un verdict : l'ICMP peut être filtré, notamment sur les gros serveurs.

Modèle copier-coller — ma séquence de dépannage

1) ipconfig 192.168.1.23 -> config saine ?
2) ping 192.168.1.1   -> passerelle (LAN) repond ?
3) ping 8.8.8.8       -> IP externe (Internet) repond ?
4) ping example.com   -> nom (DNS) se resout ?
5) tracert            -> ou le chemin se coupe ?
Conclure : config | LAN | Internet | DNS | chemin

Config locale anormale

ipconfig montre 169.254 : Sofiane corrige l'adressage avant même de tester plus loin.

Passerelle muette

ping de la passerelle sans réponse : le problème est dans le réseau local (câble/switch).

Nom KO, IP OK

L'IP externe répond mais pas le nom : Sofiane bascule sur la piste DNS.

Chemin coupé

tracert s'arrête à un saut précis : Sofiane situe la coupure chez le FAI ou au-delà.

✓ Bonnes pratiques

  • Toujours diagnostiquer du proche au lointain.
  • Un ping échoué ≠ machine morte (ICMP peut être filtré).
  • Lancer tracert seulement si un service distant reste injoignable.

✗ Pièges fréquents

  • Conclure « serveur en panne » sur un ping filtré.
  • Sauter ipconfig et tester au hasard.
  • Oublier de tester le nom après l'adresse (DNS).

Points clés à retenir

  • Ordre : ipconfig → ping passerelle → ping Internet → ping un nom → tracert.
  • Config locale absente (169.254) → corriger ici d'abord.
  • Ping par nom KO mais par IP OK → DNS.
  • tracert révèle où le chemin se coupe.

Défi 48h — appliquez demain

Comme Sofiane, déroulez la séquence complète sur votre poste : ipconfig, puis ping de la passerelle, puis ping d'une IP externe, puis ping d'un nom. Notez les quatre résultats et concluez en une phrase : à quel maillon la connectivité s'arrête-t-elle chez vous ? Terminez par un tracert vers une destination externe.

Checklist sortie de section
  • Je connais l'ordre des commandes : ipconfig, ping, tracert.
  • Je sais interpréter un ping par nom et par IP.
  • Je localise une panne du poste local jusqu'au réseau distant.
Auto-évaluation 1-5 : est-ce que je suis la méthode du proche au lointain ?Auto-évaluation 1-5 : sais-je interpréter un ping filtré sans conclure trop vite ?

Questions fréquentes

Dans quel ordre lancer les commandes ?

ipconfig, puis ping passerelle, puis ping IP externe, puis ping un nom, puis tracert si besoin — du plus proche au plus lointain.

Un ping échoue — la machine est-elle forcément en panne ?

Non : beaucoup de serveurs et de pare-feux ignorent le ping (ICMP). Un ping KO est un indice, pas un verdict ; croisez avec d'autres tests.

Vérifiez votre compréhension

Dans quel ordre diagnostiquer une panne réseau du plus proche au plus lointain ?

Ressources supplémentaires (optionnel, pour aller plus loin)

Examen du niveau 2Questions inédites et durcies pour valider vos acquis