0.3 · Interface : vues Rapport, Données, Modèle

Niveau 0 · Fondamentaux

0.3Interface : vues Rapport, Données, Modèle

Objectif : Identifier les trois vues et les trois volets de Power BI Desktop — la géographie de l'outil, qui évite l'essentiel des confusions de débutant.
Temps estimé : 12 min · lecture autonome · Si vous n'avez que 5 min : lisez « L'essentiel en 30s » + le schéma.

L'essentiel en 30 secondes

  • Trois vues : Rapport (créer les visuels), Table/Données (vérifier ligne à ligne) et Modèle (architecturer les relations).
  • Trois volets à droite : Visualisations (choix et configuration du visuel), Données (les champs à glisser) et Filtres.
  • Principe clé : on glisse des champs, on n'écrit pas dans des cellules — les corrections passent par la source ou Power Query.

Mini-cas filé — Zineb se repère dans les trois vues

Zineb a importé le fichier de ventes de la PME agroalimentaire et se perd entre les écrans. Elle applique la géographie de la section : dans la vue Table, elle parcourt les lignes et constate qu'elle ne peut pas taper dans les cellules (normal) ; dans la vue Modèle, sa table apparaît seule, sans relations ; dans la vue Rapport, elle coche un champ numérique et un champ texte dans le volet Données et voit un premier histogramme naître tout seul. Elle note le réflexe : vérifier dans quelle vue elle se trouve avant d'agir, et se rappeler qu'une donnée fausse se corrige à la source ou dans Power Query, jamais à la main.

Cas autonome de cette section : il revient dans le cours, le schéma, le script et le défi 48h de la section 0.3.

1. Trois vues : Rapport, Table, Modèle

Desktop s'organise autour de trois vues, accessibles par les icônes de la barre latérale gauche : la vue Rapport (le canevas où l'on pose les visuels), la vue Table/Données (les données ligne à ligne, comme un tableur en lecture) et la vue Modèle (le schéma des tables et de leurs relations). Savoir dans quelle vue on se trouve évite 90 % des confusions de débutant. Zineb vérifie toujours son repère avant d'agir.

2. Trois volets : Visualisations, Données, Filtres

À droite, trois volets : Visualisations (le choix du type de visuel et sa configuration : axe, valeurs, légende, pinceau), Données (toutes les tables et colonnes à glisser) et Filtres. Zineb compose : elle sélectionne un visuel, puis glisse les champs depuis le volet Données dans les puits du volet Visualisations.

3. Le principe : glisser des champs

Le principe fondamental : dans Power BI, on glisse des champs, on n'écrit pas dans des cellules. L'outil propose un visuel, vous l'affinez. On ne corrige jamais une donnée à la main : elle serait écrasée à l'actualisation. Les corrections se font à la source ou dans Power Query, de façon répétable. Zineb retient la règle : les données se nettoient, les visuels se composent.

Erreur d'interprétation fréquente : « Je corrige une valeur fausse directement dans la cellule de la vue Données, la barre de formule sert à saisir des cellules, et je compose un rapport sans savoir dans quelle vue je suis ». Non, triple erreur. Power BI lit et actualise des sources : une correction manuelle serait écrasée au refresh — on corrige à la source ou dans Power Query. La barre de formule sert au DAX (mesures, colonnes), pas à la saisie de cellules. Et se repérer dans les vues (Rapport, Table, Modèle) évite l'essentiel des confusions. Zineb vérifie d'abord sa vue.
La géographie de Power BI Desktop Trois vues pour créer, vérifier et architecturer ; trois volets pour choisir, fournir les champs et filtrer. Vue RapportLe canevas des visuels (créer)+Vue TableLes données ligne à ligne (vérifier)+Vue ModèleTables et relations (architecturer) Volets : Visualisations, Données (champs à glisser), Filtres.
Trois vues pour créer, vérifier et architecturer ; trois volets pour choisir, fournir les champs et filtrer.
Version texte du schéma (SEO / lecteurs d'écran / traduction) : 1) Zineb, contrôleuse de gestion à Alger, se repère dans Desktop : la vue Rapport (le canevas des visuels), la vue Table (les données ligne à ligne, en lecture) et la vue Modèle (le schéma des relations). 2) À droite, elle utilise trois volets : Visualisations (choix et configuration du visuel), Données (les champs qu'elle glisse) et Filtres. 3) Elle applique le principe clé : on glisse des champs, on n'écrit pas dans des cellules — une donnée fausse se corrige à la source ou dans Power Query, jamais à la main, sinon l'actualisation l'écrase. Leçon : vérifier sa vue avant d'agir, et laisser l'outil proposer le visuel qu'on affine.

🔎 Exemple concret — 🔎 Exemple concret — Un premier visuel « tout seul »

Zineb crée son premier visuel en glissant, sans écrire une formule :

Vue Rapport → volet Données :
  cocher un champ NUMÉRIQUE (ex. Montant)
  + un champ TEXTE (ex. Région)
→ un histogramme naît automatiquement.
Le déplacer, le supprimer : vous êtes chez vous.

Lecture : cocher/glisser deux champs suffit à créer un visuel — aucune cellule à remplir.

Leçon : repérer d'abord sa vue (ici Rapport), puis glisser les champs depuis le volet Données.

Vocabulaire de la section

Vue Rapport
Le canevas de pages où se construisent les visuels : le lieu de travail principal.

Exemple simple : Zineb y pose l'histogramme des ventes par région.

Ce que ce n'est pas : la lecture brute des lignes importées.

Réflexe : créer un visuel → vue Rapport.

Vue Table (Données)
La lecture des tables importées, ligne à ligne : vérification, tri, création de colonnes — sans modifier les cellules.

Exemple simple : Zineb y contrôle que les montants sont bien typés.

Ce que ce n'est pas : une édition directe des cellules, impossible ici.

Réflexe : vérifier une donnée → vue Table.

Vue Modèle
Le plan d'ensemble : tables, relations et cardinalités — l'architecture du niveau 2.

Exemple simple : Zineb y reliera plus tard Ventes et Produits.

Ce que ce n'est pas : le simple affichage des valeurs d'une table.

Réflexe : relier des tables → vue Modèle.

Volet Visualisations
Le choix du type de visuel et ses puits de champs (axe, valeurs, légende), plus la mise en forme (pinceau).

Exemple simple : Zineb y choisit l'histogramme puis affine le titre.

Ce que ce n'est pas : la correction d'une valeur dans la source.

Réflexe : configurer le visuel → volet Visualisations.

Volet Données (Champs)
Toutes les tables et colonnes disponibles : la matière première que l'on glisse dans les visuels.

Exemple simple : Zineb y prend Montant et Région pour son histogramme.

Ce que ce n'est pas : un calcul écrit à la main dans une cellule.

Réflexe : puiser les champs → volet Données.

En pratique — En pratique — Tour du propriétaire en données réelles

  1. Chargez un petit fichier Excel/CSV (Accueil → Obtenir les données → Excel/CSV → Charger, sans transformation), comme Zineb.
  2. Vue Table : parcourez les lignes, triez une colonne — constatez qu'on ne peut pas taper dans les cellules.
  3. Vue Modèle : votre table apparaît seule, sans relations — le schéma se remplira au niveau 2.
  4. Vue Rapport : cochez un champ numérique et un champ texte dans le volet Données — un premier visuel naît, déplacez-le puis supprimez-le.
Les trois vues et trois volets identifiés — la géographie de l'outil est acquise.

Script pas-à-pas — se repérer comme Zineb (5 min)

1) Importez un petit fichier de ventes (Accueil → Obtenir les données → Excel). 2) Vue Table : triez la colonne Montant et vérifiez son type ; notez qu'aucune cellule n'est éditable. 3) Vue Modèle : observez votre table seule, sans relation. 4) Vue Rapport : cochez Montant puis Région dans le volet Données : l'histogramme apparaît. 5) Déplacez-le, puis supprimez-le — vous savez où vous êtes et ce que fait chaque volet.

Si vous cherchez « où écrire une formule », c'est la barre de formule DAX — mais patientez : le modèle d'abord, les mesures au niveau 2.

Modèle copier-coller — ma carte de l'interface

Vues : Rapport (créer) / Table (vérifier) / Modèle (architecturer)
Volets : Visualisations (configurer) / Données (champs à glisser) / Filtres
Règle : on GLISSE des champs, on ne tape pas dans des cellules.
Correction d'une donnée : à la source ou dans Power Query (répétable).

Créer un visuel

Zineb reste en vue Rapport et glisse Montant + Région : l'histogramme se construit seul.

Vérifier les données

Zineb passe en vue Table et trie une colonne : elle contrôle les types sans éditer les cellules.

Préparer le modèle

Zineb ouvre la vue Modèle : sa table, seule, attendant les relations du niveau 2.

La bonne vue

Zineb vérifie toujours dans quelle vue elle est avant d'agir, pour éviter l'essentiel des confusions.

✓ Bonnes pratiques

  • Vérifier dans quelle vue on se trouve avant d'agir.
  • La vue Table vérifie, la vue Modèle architecte, la vue Rapport crée.
  • Créer les visuels en glissant/cochant des champs (l'outil propose).

✗ Pièges fréquents

  • Chercher à corriger une donnée dans une cellule.
  • Confondre la barre de formule (DAX) avec une saisie de cellule.
  • Se perdre entre les vues faute de repère.

Points clés à retenir

  • Trois vues : Rapport (créer), Table (vérifier), Modèle (architecturer).
  • On ne modifie pas les données dans Power BI : elles se corrigent à la source ou dans Power Query.
  • Le volet Visualisations configure le visuel ; le volet Données fournit les champs.
  • Cocher/glisser des champs suffit à créer un visuel : l'outil propose, vous affinez.

Défi 48h — appliquez demain

Importez un petit fichier comme Zineb et visitez les trois vues : vérifiez une colonne en vue Table, observez votre table seule en vue Modèle, puis créez en vue Rapport un visuel en glissant un champ numérique et un champ texte. Écrivez pourquoi on ne peut pas corriger une cellule à la main.

Checklist sortie de section
  • Je distingue les trois vues et leur rôle.
  • Je sais qu'on glisse des champs au lieu d'écrire dans des cellules.
  • Je sais où corriger une donnée : à la source ou dans Power Query.
Auto-évaluation 1-5 : est-ce que je nomme la bonne vue pour chaque tâche ?Auto-évaluation 1-5 : ai-je créé un visuel en glissant des champs, sans formule ?

Questions fréquentes

Pourquoi ne peut-on pas éditer les cellules comme dans Excel ?

Par conception : Power BI lit des sources et les actualise. Toute correction manuelle serait écrasée au prochain refresh — les transformations se font dans Power Query (section 1.2), de façon répétable : chaque étape est enregistrée et rejouée à chaque actualisation.

À quoi sert la barre de formule que j'aperçois ?

À écrire des mesures et colonnes DAX (niveau 2), pas à modifier des cellules. Si vous cherchez « où écrire une formule », c'est là — mais patience : le modèle d'abord, les mesures ensuite.

Vérifiez votre compréhension

Peut-on modifier les données directement dans les cellules comme dans Excel ?

Ressources supplémentaires (optionnel, pour aller plus loin)

Examen du niveau 0Questions inédites et durcies pour valider vos acquis